Pendant Roland Garros, la programmation des matchs est gérée par un arbitre juge via une application interne dédiée. Cet outil orchestre en temps réel la répartition des matchs sur les courts avec des contraintes multiples : disponibilité des joueurs, météo, audiences TV, dynamiques politiques entre équipes.
L'enjeu : l'arbitre travaille sur un setup multi-écrans dans un environnement à haute pression, où chaque décision a un impact immédiat sur le déroulement du tournoi. L'interface doit être irréprochable une friction, et c'est un match mal planifié devant des millions de téléspectateurs.
La particularité de cette étude : impossible de reproduire l'environnement en lab. Les conditions de pression, la densité d'informations, le rythme de décision tout ça ne s'évalue qu'en situation réelle.
La grille de programmation (courts en colonnes, créneaux en lignes) correspond au modèle mental de l'arbitre. La densité d'information est gérée. Sur les 8 courts suivis simultanément, la navigation entre les états reste fluide.
Les contraintes qui influencent la programmation (nationalités des joueurs, sponsors, horaires TV) sont gérées mentalement par l'arbitre, pas assistées par l'outil. Quand un conflit existe, il n'est signalé qu'après action jamais en prévention.
Certaines informations critiques s'affichent sur un écran secondaire qui n'est pas dans le champ de vision principal de l'arbitre pendant les moments de décision intense. Résultat : des allers-retours visuels coûteux en temps de traitement.
L'arbitre utilise massivement la souris pour repositionner les matchs. La mécanique de glisser-déposer existe mais son affordance est insuffisante plusieurs utilisateurs l'ignoraient. Une signalétique claire réduirait significativement le nombre de clics par reprogrammation.
L'évaluation contextuelle révèle ce que les tests en lab ne voient pas.
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